Nous avons installé notre Table de la mémoire le 23 août, lors du rassemblement de la communauté ukrainienne à Nice. Elle est restée vide — pour celles et ceux qui ne rentreront plus jamais chez eux.
Des personnes s’en sont approchées. Elles y ont déposé des photos, inscrit les noms de défenseurs tombés au combat. Des enfants aussi ont écrit — on le reconnaît à leur écriture…
Derrière ces noms, il y a des parcours très différents. Des militaires de carrière qui ont consacré leur vie à la défense de l’Ukraine. Et ceux qui, hier encore, étaient enseignants, sportifs, musiciens, artistes ou entrepreneurs, et qui ont pris les armes lorsque la guerre a commencé.
Chacun avait sa vie, sa famille, ses projets et ses rêves. Une chose les a tous réunis : ils ont défendu l’Ukraine.
Leurs noms doivent rester avec nous.



Ce soir, à table, chacun peut symboliquement laisser une place vide. Allumer une bougie. Parler aux enfants de quelqu’un qui est parti défendre l’Ukraine et qui n’est jamais revenu s’asseoir à sa table.
Chaque ville, chaque village, de très nombreuses familles ukrainiennes portent aujourd’hui de tels noms. Derrière chacun d’eux, il y a une vie. Et des proches qui se souviennent et qui pleurent leur absence.
Souvenons-nous d’eux. Prononçons leurs noms. Et transmettons leur mémoire.




