Olga Monakh est la vice-présidente de l’association franco-ukrainienne Afuca basée à Nice. Profondément européenne, elle salue et se dit soulagée la prise de conscience européenne sur la situation ukrainienne: “L’Europe a compris que la situation était grave”.
“L’Europe semble avoir compris la gravité de la situation.”
Il y a encore quelques jours, lors de la manifestation de soutien à l’Ukraine organisée à Nice pour les trois ans de l’invasion russe, Olga Monakh appelait l’Europe à se mobiliser aux côtés de son pays. “L’Ukraine résiste, l’Europe existe”, revendiquait alors cette musicienne et directrice artistique de festivals établie depuis quelques années sur la Côte d’Azur. Aujourd’hui, celle qui est aussi vice-présidente de l’association franco-ukrainienne Afuca, constate, avec beaucoup d’espoir, ce tournant de la crise ukrainienne qu’elle espérait.
“Ca y est, au sein de l’Europe, on semble enfin avoir pris conscience que la lutte que nous menons en Ukraine depuis 2014 contre l’agresseur russe dépasse largement le cadre de mon pays. Il s’agit là de la sécurité de l’Europe et du combat pour la liberté et la démocratie, confie avec conviction Olga Monakh. Jusqu’ici, on avait l’impression d’être seuls, aujourd’hui je ressens une certaine prise de conscience européenne. Je ne peux pas parler au nom de tous les Ukrainiens, mais le sentiment qui domine chez mes compatriotes, c’est bien un soulagement.”
Pour Olga Monakh, le déclencheur de ce tournant, c’est l’altercation historique survenue vendredi dernier, dans le Bureau ovale, entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump.
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