Маніфестація в центрі Ніцци – після російської атаки на дитячу лікарню “Охматдит”

10 Липня, 2024

Deux cents personnes, majoritairement des réfugiés ukrainiens, ont manifesté place Masséna, à Nice ce mercredi, pour dénoncer les bombardements russes sur des populations civiles.

Silence et soleil de plomb. Mercredi 10 juillet, à 18h30, la place Masséna portait le deuil ukrainien. Deux cents personnes, majoritairement des réfugiés, ont formé une chaîne d’union autour de pyjamas pour bébés. Maculés de faux sang. Pas de slogan, pas de chant. Comment les mots pourraient exprimer l’horreur du 8 juillet? Ce jour-là, la Russie lançait l’un des plus vastes bombardements depuis le début de la guerre, en février 2022. Dans les décombres de cinq villes, les corps de 43 personnes dont 4 enfants ainsi que 200 blessés ont été extraits. Un déferlement de violence culminant avec la destruction de l’hôpital pédiatrique d’Okhmatdyt, à Kiev.

“Il ne faut pas les oublier”

En France, au lendemain des élections législatives, le drame est passé au second plan. Ce qui ne décourage pas Olga Monakh, vice-présidente de l’association franco-ukrainienne azuréenne (Afuca), à l’origine de la manifestation. “La Russie s’attaque à nos enfants, à notre futur. Mais si nos soldats se battent, c’est aussi pour que les démocraties européennes puissent vivre normalement. Il ne faut pas les oublier”, clame-t-elle tandis que touristes et riverains défilent, au mieux interloqués, au pire indifférents.

Pourtant, les manifestants distribuent des tracts, appellent à faire pression sur les gouvernements occidentaux. Dans tous les esprits plane le sommet de l’Otan qui se termine jeudi 11 juillet à Washington. “Il nous faut plus de systèmes anti aériens et des avions de chasse”, revendique d’une voix noueuse Irina Bourdelles, présidente de l’Afuca.

Perdue au milieu des espoirs et de la colère, s’élève une petite voix. Celle d’Aleksander neuf ans. Il a entendu parler des bombardements, des enfants tués. Mais ses copains sont restés en Ukraine. Alors c’est plus fort que lui. Du bout des lèvres dans un français encore hésitant, il confie: “Moi je veux juste rentrer à la maison”.

www.nicematin.com